Je suis agent immobilier depuis 18 ans. Et pourtant, quelle galère pour choisir un agent immobilier ! Cette semaine, je ne vous parle pas en agent, je vous parle en client.

J'ai hérité d'un bien situé à plusieurs milliers de kilomètres de Genas, et je viens d'y passer une semaine pour trouver un agent immobilier à qui confier la vente.
Hériter d'un bien, c'est vivre en même temps ce que j'ai décrit comme les trois temps d'une succession. Choisir la personne qui va vendre n'en est qu'une étape, et c'est celle dont je veux vous parler, parce que je l'ai vécue du côté où vous êtes.
Des recommandations, j'en ai reçu beaucoup. Tout le monde connaît quelqu'un qui travaille dans l'immobilier.
Mais connaître quelqu'un, ça ne veut pas forcément dire qu'il est compétent. Une recommandation vous dit qu'une personne est sympathique ou qu'elle a rendu service à un proche. Elle ne vous dit pas si elle est la bonne pour votre bien.
J'ai donc cherché sur internet. Et là, beaucoup d'informations : des avis, des enseignes, des classements.
Seulement, quand on ne connaît pas un secteur, ce n'est pas si simple de lire ces informations. Une marque connue peut rassurer. Mais je sais très bien que dans nos métiers, ce sont les personnes qui comptent, plus que les marques.
J'ai utilisé l'intelligence artificielle pour faire un premier tri. Je lui ai demandé d'aller au-delà des avis : regarder l'ancienneté, les méthodes, vérifier si tout était cohérent.
Ça m'a aidé à dégrossir. Ça ne m'a pas dit à qui confier la vente.
Ensuite, j'ai pris des rendez-vous. Pas avec tout le monde.
Certaines agences proposaient des estimations payantes. Je trouve ça dommage : le rendez-vous d'estimation, c'est l'occasion de se rencontrer et de voir si on a envie de travailler ensemble. Je n'ai pas donné suite.
À chaque rendez-vous, j'ai précisé que j'étais moi-même agent immobilier. Et pourtant, j'ai eu droit à la technique classique de la surestimation, pour espérer décrocher le mandat. Je n'ai pas donné suite non plus.
Personne ne m'a présenté ses honoraires. J'ai dû les demander à chaque fois.
Et j'ai aussi rencontré le commercial qui déroule sa présentation, sans partir de ma situation. Là non plus, je n'ai pas donné suite.
Et puis, un peu par hasard, vraiment par hasard, j'ai rencontré la bonne personne : un agent immobilier, ancien artisan.
Il m'a écouté. Il m'a apporté des solutions adaptées à ma situation. Et la confiance s'est installée. C'est lui qui aura la vente du bien.
Au final, ce ne sont ni la marque, ni les avis, ni le référencement qui ont fait le choix. C'est une rencontre entre deux personnes.
Je ne cherchais pas le meilleur vendeur. Je cherchais quelqu'un de fiable, à qui confier les clés de la maison.
Dites-moi : comment s'est passé votre parcours pour trouver votre agent immobilier ? Ça m'intéresse vraiment d'avoir vos retours.
L'épisode précédent est ici : Cette semaine à Genas #14.
J'ai suivi quatre étapes : les recommandations de l'entourage, la recherche sur internet avec les avis et les enseignes, un premier tri avec une intelligence artificielle, puis des rendez-vous. Les trois premières m'ont aidé à réduire la liste. Ce qui a décidé, c'est le rendez-vous : un agent qui écoute la situation et apporte des solutions adaptées, plutôt qu'une marque, une note ou un bon référencement.
Pour un premier tri, oui. Je lui ai demandé d'aller au-delà des avis, de regarder l'ancienneté, les méthodes et la cohérence de ce que chaque agence affichait. Elle m'a aidé à dégrossir la liste, elle ne m'a pas dit à qui confier la vente : cela s'est joué en rendez-vous.
Oui. Lors de mes rendez-vous, aucun agent ne les a présentés spontanément, et j'ai dû les demander à chaque fois. Les honoraires font partie de la décision au même titre que l'estimation : mieux vaut les connaître avant de choisir.
La mise Au carré est une analyse complète avant toute mise en vente : positionnement de prix, arbitrage travaux, points bloquants, stratégie de présentation. Une heure chez vous, sans engagement, quel que soit l'horizon de votre projet.