Depuis cet été, dès que je le peux, je me rends à vélo à mes rendez-vous d'estimation et à mes visites. Les propriétaires qui ne me connaissent pas sont surpris, plutôt agréablement. Cette semaine, je pose une question simple : qu'est-ce qui manque pour que davantage de Genassiens s'y mettent ?

Arriver à vélo à un rendez-vous, c'est d'abord ne plus chercher de place pour se garer. C'est aussi une coupure entre deux rendez-vous : on bouge, on prend l'air, on pense à autre chose.
On découvre aussi la ville autrement. On croise des gens, on se dit bonjour, on s'arrête parfois pour discuter.
Des amis qui vont travailler bien plus loin à vélo me disent la même chose : le trajet leur permet de couper après une grosse journée.
Quelqu'un m'a fait remarquer sur Facebook qu'on ne peut pas faire ses courses à vélo. C'est vrai pour les grosses courses de la semaine, où la voiture reste plus pratique.
Pour aller chercher son pain, acheter deux ou trois bricoles ou passer à la pharmacie, ça fonctionne très bien, d'après mon expérience.
Je ne suis pas un cycliste exclusif. Je continue à utiliser ma voiture, et quand il pleut, je la prends.
D'après les chiffres de l'Insee que j'ai consultés, environ 83 % des actifs de Genas utilisent principalement leur voiture pour aller travailler, contre environ 2 % le vélo.
Un autre repère, d'une autre nature : un groupe Facebook consacré au vélo a relayé une mesure faite en septembre sur la voie verte, au niveau du golf. Elle compte 430 passages de cyclistes en trois heures, dont des personnes qui viennent de Genas ou qui s'y rendent.
Ce n'est pas une donnée officielle, et elle ne dit pas pourquoi ces personnes roulent (trajet du quotidien ou balade). Elle indique seulement qu'il y a déjà du monde à vélo autour de Genas.
Quand on achète une maison, on n'achète pas seulement des mètres carrés. On choisit aussi un quartier, un environnement, une ville où l'on a envie de vivre. C'est ce que racontent les quatre quartiers de Genas, chacun avec son usage et son profil d'habitants.
Imaginez Genas avec davantage de déplacements à vélo : des rues plus calmes, moins de bruit, des commerces facilement accessibles, plus d'échanges entre les habitants. C'est de la qualité de vie en plus, et la qualité de vie compte dans l'attractivité d'une commune. Pour une vue d'ensemble de la vie dans la commune, voir vivre à Genas.
Je pense qu'à terme cette attractivité peut contribuer à la valeur des maisons. C'est une conviction, pas une mesure : je n'ai aucun chiffre qui relie les déplacements à vélo aux prix à Genas, et je ne vais pas en inventer un.
La semaine dernière, j'ai accompagné ma fille à sa leçon de conduite accompagnée : deux heures de conduite dans les rues de Genas et des communes voisines. J'ai été frappé par l'agressivité de certains automobilistes envers les élèves d'auto-école.
On a tous eu le réflexe de se dire « une auto-école, je vais perdre cinq minutes ». Il suffit de se rappeler qu'on est tous passés par là.
J'entends aussi des histoires de cyclistes insultés sur la route. Un peu plus de patience entre automobilistes et cyclistes, et même entre cyclistes, ne coûterait pas grand-chose.
Je ne rêve pas d'une ville sans voiture. Je rêve d'une ville où l'on a davantage envie de prendre son vélo.
Je lance un hashtag : #genasavelo. Chacun peut y partager ses photos, ses expériences, ses questions, et aussi les difficultés rencontrées.
Pour celles et ceux qui se demandent comment s'y mettre, le groupe Facebook « Vélotaf et déplacement à Genas » rassemble des témoignages et des conseils.
Et vous, qu'est-ce qui vous manque pour vous y mettre ? Dites-le-moi.
L'épisode précédent est ici : Cette semaine à Genas #16.
Pour le pain, la pharmacie ou deux ou trois achats, oui, d'après mon expérience. Pour les grosses courses de la semaine, la voiture reste plus pratique.
D'après les chiffres de l'Insee consultés, environ 2 % des actifs de Genas utilisent principalement le vélo pour aller travailler, contre environ 83 % la voiture.
Aucune mesure disponible ne relie les déplacements à vélo aux prix à Genas. C'est une conviction de Laurent Darnis que la qualité de vie contribue à l'attractivité de la commune, pas un constat chiffré.
Un hashtag lancé par Laurent Darnis pour que chacun partage ses photos, ses expériences, ses questions et ses difficultés de déplacement à vélo à Genas.
Le groupe Facebook « Vélotaf et déplacement à Genas » réunit des témoignages et des conseils d'habitants.
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