Cette semaine à Genas #10 : un marché lent n’est pas un marché vide

Il fait chaud, très chaud, et pourtant c’est déjà la reprise. Plusieurs personnes rentrées de vacances m’ont posé la même question cette semaine : comment se porte le marché immobilier ? Voici ce que je constate, au national comme à Genas, à la mi-août 2026.

Le marché fonctionne, mais il fonctionne lentement

C’est la phrase que je répète depuis plusieurs mois, et elle reste vraie en août 2026. Rien n’a basculé pendant l’été, ni dans un sens ni dans l’autre.

Plus de ventes qu’il y a un an

Au niveau national, on est passé d’environ 900 000 ventes à 950 000 sur douze mois glissants. Soit un peu plus de 5 % de transactions supplémentaires.

L’activité a bel et bien repris. Ce n’est pas une impression, c’est du volume.

Des prix qui ne remontent pas

Du côté des prix, c’est beaucoup plus calme. Ils sont globalement stables, avec une légère tendance à la baisse qui semble se dessiner, notamment sur les maisons.

C’est le point que beaucoup de propriétaires ont du mal à accepter : plus de ventes ne veut pas dire plus de prix. Le marché s’est remis en mouvement sur les volumes, pas sur les valeurs. Sur les niveaux constatés localement, je tiens à jour la page prix immobilier à Genas.

Des taux stabilisés, mais une incertitude pour la rentrée

Les taux de crédit sont eux aussi stabilisés, autour de 3,4 % sur 20 ans.

Attention toutefois : les taux obligataires sont repartis à la hausse ces dernières semaines. Si cette tendance se poursuit, elle pourrait entraîner une légère remontée des taux de crédit à la rentrée.

Donc, pour résumer la situation nationale : un marché plus actif qu’il y a un an, des prix qui ne remontent pas, des taux relativement stables, et une petite incertitude sur les prochains mois.

À Genas, moins d’acheteurs, mais ils achètent

Localement, je retrouve à peu près la même chose. Et juillet en a été un bon exemple.

On a eu beaucoup d’attentisme. Sur le moment, on avait l’impression qu’il ne se passait pas grand-chose : des visites plus espacées, des décisions qui traînent.

Et pourtant, des projets se sont réalisés. Des acheteurs ont avancé, ont pris leur décision, ont acheté. J’ai notamment vendu deux maisons à rénover au mois de juillet.

Il ne faut donc pas confondre un marché lent avec un marché sans acheteurs. Ce sont deux choses très différentes, et c’est ce malentendu qui pousse certains propriétaires à retirer leur bien de la vente au pire moment. Quand une maison ne se vend pas, la vraie question est rarement « y a-t-il des acheteurs ? » mais « pourquoi les acheteurs présents ne choisissent-ils pas celle-ci ? ». C’est le sujet que je traite dans ma maison ne se vend pas à Genas.

Ce que les acheteurs recherchent aujourd’hui

Ce qui est intéressant, au-delà du rythme, c’est de regarder ce qu’ils cherchent.

Le DPE est devenu un critère important

La performance énergétique est aujourd’hui un vrai filtre. Les maisons rénovées, bien isolées, performantes sont recherchées, et elles se vendent plus vite.

Mais, et c’est la nuance que peu de gens font, les acheteurs ne fuient pas pour autant les travaux. J’en ai la preuve avec ces deux maisons à rénover vendues en juillet.

On retrouve en réalité deux profils bien distincts :

  • ceux qui veulent une maison déjà performante, prête à vivre, sans chantier à gérer ;
  • ceux qui sont prêts à investir sur une maison à rénover pour la rendre performante eux-mêmes.

Les deux existent, les deux achètent. Ce qui les rassemble, c’est l’objectif final : une maison performante. Ils s’y prennent simplement autrement. Si vous êtes dans le second cas, j’entretiens une sélection dédiée de maisons à rénover à vendre à Genas.

J’ai détaillé ce que les acheteurs de Genas font réellement de ce diagnostic, et ce que ça change quand on vend, sur la page DPE à Genas.

Le confort d’été devient un critère à part entière

Avec les températures de cet été, un critère qu’on regardait à peine il y a quelques années s’est installé : le confort d’été.

La climatisation est de plus en plus appréciée. Et la piscine, qui avait perdu de son attrait ces dernières saisons entre coût d’entretien et restrictions d’eau, semble retrouver de l’intérêt.

Les acheteurs d’aujourd’hui sont donc sensibles à la performance et au confort de la maison en hiver comme en été. C’est une lecture plus large que le seul DPE : ils ne regardent plus une étiquette, ils se projettent dans une année entière d’occupation.

Alors, comment se porte le marché immobilier à Genas ?

Il fonctionne, mais il est exigeant.

Les acheteurs sont là. Ils prennent simplement davantage leur temps pour se décider. Et juillet nous l’a encore montré : quand ils trouvent le bien qui leur correspond, ils avancent.

Concrètement, pour un propriétaire qui prépare une vente à la rentrée, cela veut dire trois choses :

  1. Le prix de lancement se décide avant, pas après. Dans un marché où les valeurs ne remontent pas, un prix posé à la légère coûte des semaines. Mais si le bien ne se vend pas, la baisse de prix n’est pas le premier réflexe : dans La vente Au carré, on corrige d’abord la présentation, puis le bien, et le prix en dernier. Une baisse décidée avant d’avoir corrigé ce qui pouvait l’être est de la valeur perdue définitivement.
  2. La performance se raconte, elle ne se subit pas. DPE, isolation, travaux déjà réalisés, confort d’été : ce sont des arguments, à condition d’être documentés avant la mise en vente et non improvisés en visite.
  3. Le calendrier compte. Si les taux remontent légèrement à la rentrée, ce sont quelques milliers d’euros de budget en moins chez vos acheteurs. Autant ne pas perdre l’automne en tâtonnements.

Maintenant, il faut voir si ces tendances se confirment sur fin août et septembre, qui sont traditionnellement les mois de reprise après l’été. Je ferai le point ici.

Questions fréquentes sur le marché immobilier à Genas en août 2026

Les prix de l’immobilier baissent-ils à Genas en 2026 ? Les prix sont globalement stables, avec une légère tendance à la baisse qui se dessine, surtout sur les maisons. On n’est pas dans une chute, mais il n’y a aucune remontée à attendre à court terme.

Faut-il attendre la rentrée pour vendre ? Le marché est actif, les acheteurs sont présents dès maintenant. Le seul point de vigilance est financier : les taux obligataires sont repartis à la hausse et pourraient faire remonter légèrement les taux de crédit à la rentrée, ce qui réduirait le budget des acheteurs.

Une maison avec un mauvais DPE se vend-elle encore à Genas ? Oui. Le DPE est devenu un critère important, mais les acheteurs ne fuient pas les travaux : j’ai vendu deux maisons à rénover en juillet 2026. Ce qui change, c’est le prix et le profil d’acheteur, pas la possibilité de vendre.

Quel est le taux de crédit immobilier en août 2026 ? Les taux sont stabilisés autour de 3,4 % sur 20 ans, avec une incertitude à la hausse pour la rentrée.

Combien de temps faut-il pour vendre à Genas aujourd’hui ? Les délais s’allongent parce que les acheteurs prennent plus de temps pour décider, pas parce qu’ils sont absents. Le détail est sur ma page marché immobilier à Genas.


Et pour ceux qui sont encore au bord de l’eau : profitez-en bien, vous avez le temps. La Saint-Rafletout commence le 4 septembre.


Épisode précédent : Cette semaine à Genas #09 : préparer une vente plusieurs années à l’avance

Vous vous demandez ce que vaut votre maison dans ce marché-là ? La Mise Au carré est une analyse complète de votre bien avant toute mise en vente : positionnement, points forts, points bloquants, stratégie. Sans engagement.

Épisode suivant : Cette semaine à Genas #11, 18 messages en une soirée pour un logement.

Laurent Darnis, agent immobilier à Genas depuis 2008.

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Laurent Darnis

Agent immobilier depuis 2008, installé à Genas, fondateur de l'agence Au carré. Plus de 400 transactions accompagnées, 89 avis Google à 4,9/5. J'observe le marché de l'Est lyonnais au quotidien : prix réels, comportements acheteurs et vendeurs, réalités du terrain.

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