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Maison années 70 en succession : ce qu’il faut faire avant de vendre
À Genas et dans l’Est lyonnais, une grande partie des successions immobilières concerne des maisons construites entre 1965 et 1985. Ces biens constituent l’essentiel du stock pavillonnaire du secteur. Ils ont des qualités réelles et des contraintes spécifiques. Bien les lire avant de les mettre en vente fait souvent une différence de 10 à 20 % sur le prix final.
Ce que ces maisons ont en commun
La majorité de ces biens partagent les mêmes caractéristiques. Surface habitable entre 90 et 140 m². Terrain entre 500 et 1 200 m². Construction en parpaings ou briques, avec une isolation thermique quasi inexistante par les standards actuels. Chauffage à l’électricité ou au fuel, parfois remplacé depuis. DPE en D, E ou F dans la plupart des cas.
À l’intérieur, le bien est souvent resté dans son état d’origine ou a été rafraîchi au fil des décennies sans logique d’ensemble : carrelage des années 80 dans la cuisine, salle de bain remplacée dans les années 2000, fenêtres en PVC posées par-ci par-là.
Ce profil est très bien connu des acheteurs actifs sur le secteur. Ils savent ce qu’ils achètent. La question n’est pas de cacher ces caractéristiques, c’est de les présenter dans le bon contexte.
Ce qui plombe la valeur sans raison
Trois éléments font chuter la perception d’un bien en visite sans que cela corresponde à une réalité technique majeure. Un jardin laissé à l’abandon depuis quelques mois donne une impression de bien délaissé qui contamine toute la visite. Un bien encombré de meubles, d’affaires personnelles et d’objets accumulés sur 40 ans empêche l’acheteur de se projeter. Une odeur de renfermé dans un bien inoccupé depuis plusieurs mois crée une méfiance immédiate, même si le bien est sain.
Ces trois problèmes sont solubles rapidement et sans investissement lourd : entretien des extérieurs, débarras, aération régulière. C’est la première étape avant toute mise en vente.
Les travaux qui valent le coup et ceux qui n’en valent pas
Il ne sert à rien de refaire une cuisine ou une salle de bain dans un bien en succession. L’acheteur la refait de toute façon selon ses goûts, et vous aurez dépensé 15 000 euros pour une prestation qui ne lui correspond pas.
En revanche, quelques actions ciblées changent réellement la perception : repeindre les murs dans des tons neutres si les couleurs actuelles sont très marquées, remplacer un revêtement de sol très dégradé dans la pièce de vie principale, remettre en état les menuiseries extérieures si elles sont visiblement détériorées.
Nous conseillons systématiquement nos clients en succession sur ce point avant la mise en vente, en distinguant ce qui crée de la valeur de ce qui ne fait que dépenser. Plus de détails sur notre page rénovation immobilière à Genas.
Le DPE : un sujet à anticiper, pas à subir
Un DPE en E ou F n’empêche pas de vendre, mais il doit être intégré dans la stratégie de prix et dans l’argumentation auprès des acheteurs. Depuis 2025, les logements classés G ne peuvent plus être mis en location, ce qui réduit le profil des acquéreurs potentiels aux propriétaires occupants uniquement.
Sur une maison en succession à Genas, un DPE E ou F avec un terrain de 800 m² reste très vendable, à condition de cibler les bons acheteurs et de positionner le prix en tenant compte de cette réalité.
Si vous avez hérité d’une maison de cette période à Genas, commencez par une estimation sérieuse qui intègre l’état réel du bien. C’est la base pour décider quoi faire et dans quel ordre. Notre page sur l’accompagnement des successions à Genas détaille comment nous intervenons de la première visite jusqu’à la signature.